Donald Trump's Popularity Tested in Clearfield County as Inflation and Economic Strain Mount
In Clearfield County, Pennsylvania, Donald Trump faces declining support amid rising inflation and economic hardship. Despite GOP strength, internal divisions and voter dissatisfaction are growing. The Democratic Party remains optimistic about House gains.
Where Sources Diverge
Some sources indicate that the GOP's local base remains strong despite dissatisfaction with Trump's policies, while others suggest that internal divisions are growing.
The GOP's local base remains strong despite dissatisfaction with Trump's policies.
The Republican Party in Clearfield County is experiencing internal divisions over Trump's policies.
There are conflicting reports on the extent of voter turnout for early voting.
The Republican Party in Clearfield County is experiencing a surge in voter turnout for early voting.
The Democratic Party is optimistic about gaining control of the House of Representatives.
There are differing assessments of the impact of Trump's policies on the local economy.
The cost of fertilizer in Clearfield County rose to $1,000 per ton from $500 per ton.
The Democratic Party is optimistic about gaining control of the House of Representatives.
There are conflicting reports on the extent of voter turnout for early voting.
The Republican Party in Clearfield County is experiencing a surge in voter turnout for early voting.
The Democratic Party is optimistic about gaining control of the House of Representatives.
Sources
Midterms : dans la Pennsylvanie rurale, la popularité de Donald Trump à l’épreuve du coût de la vie Pour John Sobel, élu républicain au conseil des commissaires, l’assise du Parti républicain ne semble pas fragilisée au niveau local. - D.R. Envoyé spécial en Pennsylvanie Le comté de Clearfield est à l’image de la Pennsylvanie rurale. Un chapelet de petites villes, vestiges d’une prospérité minière révolue. Une campagne piquée d’exploitations familiales. A l’orée des élections de mi-mandat, ce petit bout d’Amérique blanche se tient presque à l’écart du tumulte national. En 2024, Donald Trump y avait conquis le cœur des électeurs, recueillant près de 75 % des voix. Le long de la route 322 menant au chef-lieu Clearfield, une myriade de panneaux électoraux au nom de Stacy Garrity, candidate du Grand Old Party (GOP) au poste de gouverneure, rappelle l’ancrage républicain de la ville. Des rues rectilignes, des îlots rectangulaires. Une localité de moins de 6.000 âmes, semblable à des milliers d’autres à travers le pays. À lire aussi Elections américaines de mi-mandat : les quatre Etats clés où se concentre la campagne Aux abords du Ritz, cinéma art déco aux lumières criardes, Rita Blake patiente sur un banc. Derrière ses lunettes, l’œil un peu rieur, cette ancienne aide-soignante reste fidèle au milliardaire new-yorkais. « Le coût de la vie me préoccupe », concède-t-elle. Le conflit avec l’Iran lui déplaît, mais elle fait confiance au jugement du tribun Maga. Sans surprise, son vote ira au GOP. L’immigration et la question transgenre figurent en haut de ses préoccupations. Et sur ces thèmes, Donald Trump livre, à ses yeux, les combats nécessaires à la société américaine. Une communauté paupérisée Quelques blocs plus loin, derrière la vitrine de Fergy’s Grocery, petite boutique hétéroclite, les fanions Maga voisinent avec des produits à base de CBD et des accessoires pour fumeurs. « Je suis à 100 % derrière notre président », pose d’emblée Robert Ferguson, 49 ans. Election de 2020 volée, économie au plus bas après les années Biden, affrontement contre Téhéran jugé légitime : le commerçant reprend le credo du maître de Mar-a-Lago. Robert Ferguson : Je suis à 100 % derrière notre président », pose d’emblée Robert Ferguson, 49 ans. - D.R. Pour autant, Robert Ferguson ne minimise pas la réalité d’un contexte inflationniste. « C’était déjà le cas sous la précédente administration. La situation dure depuis l’épidémie de covid. » Prolixe dans ses critiques à l’égard des Démocrates, il réserve à Josh Shapiro, actuel gouverneur de Pennsylvanie, un réquisitoire plus fourni. Le dernier grief ? Une récente décision concernant l’interdiction à la vente de produits de vapotage, qui devrait rogner son chiffre d’affaires. À lire aussi Midterms : « Les attaques contre le droit de vote augmentent en puissance aux Etats-Unis » A l’autre bout de Clearfield, dans l’entrée de l’église méthodiste West Side United, trône une étagère où chacun peut se servir en conserves et produits d’hygiène. « Beaucoup de gens qui travaillent n’ont plus les moyens de faire face aux dépenses essentielles comme se loger, se chauffer, se nourrir ou encore payer le carburant. Les salaires ne suivent plus », énumère le pasteur Steve Cowfer. Originaire de la région, le religieux l’a quittée plusieurs années pour exercer son ministère ailleurs, avant de revenir en janvier 2025, où il observe depuis une communauté peu à peu gagnée par la précarité. Dans le comté, le nombre d’allocataires des aides sociales donne une photographie des besoins. Selon les dernières données du Department of Human Services de l’Etat, 23,06 % de la population, soit 18.398 personnes, étaient couvertes par Medicaid en septembre. Ce dispositif public d’assurance-maladie s’adresse aux personnes aux revenus les plus modestes. A l’échelle nationale, la proportion tourne autour de 17 %, selon le United States Census Bureau. « Nous organisons une distribution alimentaire chaque mois. En 2023, nous servions entre 100 et 120 personnes âgées. Aujourd’hui, elles sont près de 200 à faire la queue », abonde Laura Inlow, directrice de mission de cette église. À lire aussi Elections de mi-mandat : « A droite, il n’existe aucune structure capable de s’opposer à Donald Trump » Sur le parking d’une enseigne de discount, les bras chargés de courses, Pam Stauffer, employée administrative, l’admet : son choix n’est pas encore fait. Il y a deux ans, cette mère de famille s’était rangée derrière Donald Trump. « Je dois encore faire mon jugement, car ils mentent tous. » Et la fin de mandat ne lui inspire guère plus de confiance. Chaque semaine, cette quadragénaire s’efforce de ne pas dépasser les 300 dollars de courses pour une famille de cinq personnes. Les 2.000 dollars qu’elle gagne, auxquels s’ajoute le salaire de son mari, suffisent tout juste à couvrir les dépenses courantes. Dans l’assiette, les portions sont réduites. « On mange davantage d’aliments transformés et de moins bonne qualité. Ce n’est pas satisfaisant, mais c’est ce que nous pouvons nous permettre. Pour les vacances, ce n’est pas la peine d’y penser. » Un électorat républicain perplexe Des fins de mois difficiles, Tracy Bowman a appris à composer avec. A 73 ans, cette retraitée de la restauration rapide, coquette et apprêtée, aime passer du temps à la bibliothèque publique. Nostalgique d’un passé plus prospère, son horizon se limite désormais à une pension de moins de 2.000 dollars par mois et à un budget de courses dépassant rarement 70 dollars par semaine. « Quelquefois, je marche plusieurs kilomètres pour éviter de prendre la voiture. » Républicaine de tradition, elle avait voté en faveur de Donald Trump à la dernière présidentielle. Aujourd’hui, l’ex-magnat de l’immobilier a perdu de son aura. A l’approche des élections de mi-mandat, il battrait, selon les sondages, le record d’impopularité jusque-là détenu par le président Harry Truman, en 1946. La flambée des prix à la pompe et l’affaire Epstein sont autant de motifs de rancœur. Mais Tracy Bowman ne rompt pas totalement avec le GOP. « Stacy Garrity, par exemple, n’est pas forcément liée à Donald Trump. » En filigrane, un dilemme se dessine, partagé par d’autres électeurs républicains : soutenir des élus locaux estimés malgré des politiques décevantes dictées depuis Washington. Des agriculteurs sur la réserve Le doute gagne également le monde agricole. Un milieu conservateur, où le programme America First résonnait. En décembre dernier, l’occupant du Bureau ovale avait fait un crochet par cet Etat, remporté sur le fil en 2024. Le temps d’une soirée dans les monts Pocono, où il était venu tenir un meeting. Là-bas, il avait répété ses promesses d’un prochain âge d’or économique. « La démographie de la Pennsylvanie est semblable à celle du pays et explique son statut d’Etat pivot. La cohabitation de populations urbaines et rurales donne lieu à une composition électorale relativement équilibrée entre Républicains et Démocrates », rappelle Daniel Hopkins, politologue à Penn State University. Pour plusieurs commentateurs, l’épisode marquait le début de la campagne des élections de mi-mandat. À lire aussi Midterms : Barack Obama, un poids lourd démocrate pour galvaniser les troupes avant le scrutin Epaules larges, casquette vissée sur le crâne, Steven Blackburn, agriculteur et président du Clearfield County Farm Bureau, dresse un bilan en demi-teinte. Lui aussi a accordé sa confiance à Donald Trump. « D’un côté, je me retrouve dans certaines de ses politiques, de l’autre, je suis déçu par le prix du carburant quand je vois que le gallon dépasse les quatre dollars. » A l’approche du scrutin, le quinquagénaire n’a pas encore tranché. Il l’assure toutefois : la compétence primera sur l’étiquette partisane. Steven Blackburn, après avoir accordé sa confiance à Trump, n’a pas encore un avis tranché pour les élections de mi-mandat. - D.R. Car le constat est peu reluisant pour la profession. « Rares sont ceux qui peuvent vivre du travail de la terre. Chaque année, c’est un pari. » La sécheresse de cet été laisse planer le spectre de récoltes moins abondantes. Un problème se cumule à un autre. « Les engrais ont presque atteint les 1.000 dollars la tonne, contre 500 il y a encore quelques mois. » Pour réduire les coûts, Steven Blackburn revoit ses cultures et privilégie l’épandage de fumier pour nourrir la terre. Problèmes profonds et enthousiasme électoral Aux confins du comté, Ben Hoffman, éleveur et cultivateur, quatrième génération à la tête de l’exploitation familiale, compose avec les mêmes complications. « Nous venons d’acheter 150 gallons de carburant à 840 dollars les 100 gallons. Nous espérons que cela suffira pour récolter tout notre maïs. » Un autre emploi, comme analyste, lui offre un filet de sécurité. Bottes aux pieds, le trentenaire dessine d’un mouvement de bras les limites de sa propriété. Près de 97 hectares, majoritairement partagés entre cultures céréalières et prairies. Longtemps encarté chez les Républicains, Ben Hoffman a claqué la porte du parti dans le sillage de sa prise de contrôle par Donald Trump. - D.R. Longtemps encarté chez les Républicains, l’homme a claqué la porte du parti dans le sillage de sa prise de contrôle par Donald Trump. Autrefois derrière George W. Bush ou John McCain, il soutient désormais le camp démocrate. « J’ai vu le parti abandonner peu à peu ses valeurs originelles au profit du mouvement Maga », résume-t-il. Les dernières annonces de l’administration visant à soutenir les fermiers américains ? Elles lui apparaissent caduques. « Les mesures présentées, comme l’autorisation de rouler au diesel rouge, un carburant détaxé réservé au fonctionnement de nos machines, sont temporaires et me donnent surtout l’impression d’un simple pansement sur un problème bien plus profond. » À lire aussi Ces nouvelles accusations d’agressions sexuelles qui encombrent Trump avant les midterms Des répliques de cet acabit, Susan Williams, à la tête du comité républicain local, confesse en entendre une kyrielle. « Mais l’enthousiasme autour de cette élection est stupéfiant », oppose cette admiratrice de Ronald Reagan. Dans le bureau de sa permanence, sous le regard des portraits des présidents Dwight Eisenhower et Theodore Roosevelt, la bénévole se montre même confiante. « Je pense qu’il existe un phénomène silencieux, comme en 2016 ou en 2024. Les gens ne veulent pas dire pour qui ils vont voter. » A intervalles réguliers, l’écran de son téléphone s’éclaire, quand il ne sonne pas. Aux coups de fil, se succèdent les visites inopinées de quelques sympathisants. Susan Williams est à la tête du comité républicain local. - D.R. « On peut ne pas être d’accord avec Donald Trump. Personnellement, j’approuve la plupart de ses politiques. Mais parfois, j’aimerais qu’il se retienne », poursuit-elle. Un point de vue dans lequel la lutte contre l’immigration clandestine apparaît comme la promesse la plus aboutie à ce stade de ce second mandat. Au siège de l’administration du comté de Clearfield, le ton est tout aussi feutré chez John Sobel, élu républicain au conseil des commissaires. Dans les couloirs, les électeurs votant par anticipation, comme l’autorise la loi, se succèdent sans un bruit. « Ici, les gens sont mécontents du prix élevé de l’essence et de la nourriture, surtout lorsqu’ils en ressentent les effets sur leur portefeuille. Pourtant, ils continueront probablement à nous soutenir, sur le plan culturel, ils restent très conservateurs. » Localement, l’assise du GOP ne lui semble pas fragilisée. Une position dominante qu’il nuance à l’échelle de la Pennsylvanie, où la bataille autour du poste du gouverneur reste incertaine, comme au niveau fédéral, où il n’exclut pas des percées démocrates. Pour John Sobel, élu républicain au conseil des commissaires, l’assise du Parti républicain ne semble pas fragilisée au niveau local. - D.R. Il relève l’intérêt des manœuvres de dernière minute de l’exécutif cherchant à réduire la facture à la pompe, tout en laissant poindre quelques réserves. « Je reconnais avoir été personnellement offensé par l’accord sur le diesel russe conclu avec Vladimir Poutine. » Les mots sont pesés. Sans jamais désavouer le leader Maga, l’édile laisse entrevoir quelques minces divergences. « Je partage son avis sur certains droits de douane qui nous sont imposés », souligne-t-il, avant de s’autoriser une sortie plus piquante : « Un jour, il se montre ferme. Le lendemain, il accepte quelque chose. Puis il redevient ferme, avant d’accepter à nouveau un accord. Tout cela est déroutant. » Une victoire républicaine aux élections de mi-mandat, le 3 novembre prochain, semble acquise dans le comté de Clearfield. Toutefois, même au sein de cet électorat conservateur, la critique grandit à l’égard du président. Par Bertrand Morain Le 30/10/2026 à 20:02
Midterms : Trump tente de resserrer les rangs pour le dernier week-end de campagne Trump lors d’un meeting au Texas pour soutenir le candidat républicain au Sénat Ken Paxton, le 27 octobre 2026. - REUTERS. Correspondant à Washington Des airs de fin de campagne gagnent la patrie de l’Oncle Sam. Ce week-end, Donald Trump doit s’offrir un énième tour de piste, avec une série de déplacements à travers le pays. L’objectif semble limpide : resserrer les rangs du peuple Maga à l’approche d’un scrutin qui s’annonce difficile pour le camp républicain. La tournée doit se poursuivre ce week-end au Kansas et dans l’Iowa. Car, dans les urnes, la bataille s’annonce serrée. Au Texas ou dans le Maine, les candidats du Grand Old Party (GOP) font face à des challengers crédibles, fragilisant la très fine majorité du camp présidentiel au Sénat. Du côté de la Chambre des représentants, les Démocrates caressent l’espoir crédible de prendre le contrôle. En filigrane, les sondages dessinent l’hypothèse grandissante d’un vote sanction. En face, dans cette dernière ligne droite, l’ancien président Barack Obama a fait des apparitions remarquées dans l’Ohio, le Michigan et la Géorgie, afin de prêter main-forte à plusieurs candidats. À lire aussi Midterms : Barack Obama, un poids lourd démocrate pour galvaniser les troupes avant le scrutin Un vote par anticipation en hausse Dans un climat délétère, où le milliardaire new-yorkais agite le spectre de la fraude électorale, nourrissant les craintes autour de sa réaction le jour des résultats, l’Alaska apparaît comme une ombre au tableau. Mercredi, le New York Times révélait le recrutement, par l’entourage de la candidate démocrate Mary Peltola, d’un homonyme du sénateur républicain sortant Dan S. Sullivan. Si le procédé, susceptible de semer le trouble chez les électeurs, n’est pas nouveau dans l’arène politique américaine, une part d’incertitude plane en cas de victoire de Mary Peltola. Toutefois, parmi les faits notables à l’approche de cette échéance figure une hausse de la participation. Une tendance notamment illustrée par la progression du vote anticipé dans plusieurs Etats, notamment au Texas et en Caroline du Sud. Près de 48 millions d’Américains ont déjà pris part au scrutin, davantage qu’à la même période en 2022. À lire aussi Elections américaines de mi-mandat : les quatre Etats clés où se concentre la campagne Moins d’une semaine avant le scrutin du 3 novembre, Donald Trump enchaîne les déplacements, tandis que le vote anticipé laisse présager une hausse de la participation. Par Bertrand Morain Le 30/10/2026 à 20:01