otherFriday, October 30, 20262 sources

Mona Chollet Publishes Book on Cosmetics as a Refuge and the Obsession with Perfect Skin

Mona Chollet, a Swiss journalist and essayist, published her book 'Soigner sa peau' (Care for Your Skin) in 2026, exploring the obsession with cosmetics, including K-Beauty, Botox, and 'miraculous' creams. The book critiques the contradictions in the beauty industry and the societal pressure on women to avoid aging. It was published by La Découverte and covered by multiple Belgian media outlets.

Mona Chollet, a Swiss journalist and essayist, published her book 'Soigner sa peau' (Care for Your Skin) in 2026, 15 years after her previous book 'Beauté Fatale'. The book explores the obsession with cosmetics, including K-Beauty, Botox, and 'miraculous' creams, and critiques the contradictions in the beauty industry. Chollet recalls being 15 or 16 years old when she asked her mother for a skincare cream, which a salesperson deemed inappropriate for her age. The book was published by La Découverte, a French publishing house, and received coverage in multiple Belgian media outlets. The article was published by The Soir on October 30, 2026, with a publication date of 2026-10-30T15:09:42.000Z. One article mentions the publication date as 2026-10-30T15:09:42.000Z, while another lists it as 2026-10-30T16:41:57.000Z. The exact date of the interview with Mona Chollet is not specified in the articles, only the date of the article's publication.

Where Sources Diverge

One article mentions the publication date as 2026-10-30T15:09:42.000Z, while another lists it as 2026-10-30T16:41:57.000Z.

le-soir

2026-10-30T15:09:42.000Z

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2026-10-30T16:41:57.000Z

The exact date of the interview with Mona Chollet is not specified in the articles, only the publication date of the article.

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2026-10-30

The article mentions the publication of the book 'Soigner sa peau' by Mona Chollet, but does not specify the exact date of the book's release.

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2026

The article does not provide a specific date for the interview with Mona Chollet, only the date of the article's publication.

le-soir

2026-10-30

Sources

IndependentLe SoirOct 30, 08:41 PM
Mona Chollet : « La pratique des cosmétiques est un refuge contre la violence du monde »

Mona Chollet : « La pratique des cosmétiques est un refuge contre la violence du monde » La journaliste et essayiste Mona Chollet explore l’univers des cosmétiques dans son livre Soigner sa peau. - Claire Delfino Presque 15 ans après Beauté Fatale, Mona Chollet sort Soigner sa peau. L’autrice est transparente et ne cache rien de son obsession pour les cosmétiques. De la K-Beauty, au botox, en passant par les crèmes dites « miraculeuses », la journaliste et essayiste décrypte et décortique la fabrication de cette fascination pour les soins et la peau, tout en mettant en lumière leurs contradictions et la naissance d’une nouvelle injonction : celle de la peau parfaite. Et ce, dès le plus jeune âge. Rencontre. À lire aussi Anne Hathaway, Rihanna... pourquoi les stars enceintes affichent leur ventre nu  Les cosmétiques sont au cœur de votre ouvrage. Vous souvenez-vous d’un produit, d’une image ou d’une odeur qui vous a fait rentrer dans cet univers ? Vers mes 15 ou 16 ans, je me souviens avoir demandé à ma mère une crème de parfumerie. Elle s’était rendue au comptoir d’un grand magasin. La vendeuse s’était indignée et lui avait dit : « Ce n’est pas du tout de son âge, c’est pour les femmes beaucoup plus âgées ». C’est drôle, car j’ai confronté les vendeuses au problème qu’elles rencontrent aujourd’hui, notamment chez Sephora, où elles voient arriver des enfants ou des pré-ados qui demandent des crèmes qui ne sont pas du tout adaptées à leur peau. Cette vendeuse de l’époque avait complètement raison. Que cherchiez-vous alors ? Je cherchais une vie, une identité d’adulte. Je m’ennuyais en tant qu’ado. Il y avait une sorte d’impatience. Je pense que c’était un rêve de transformation, mais c’est ce que transmettent les cosmétiques : en appliquant un produit, quelque chose de magique va se produire. Comme une métamorphose. Et je pensais très naïvement que ça allait se produire... Vous parlez beaucoup de vous dans ce livre. Était-ce une manière de faire le point sur votre rapport aux cosmétiques et à votre peau ? Les cosmétiques m’ont accompagnée une grande partie de ma vie. Mais là, je me suis aperçue que cela devenait très envahissant, très obsessionnel et très compulsif. Je constatais que c’était aussi le cas autour de moi. Comme à chaque fois, j’ai voulu me rendre service, et je l’espère, rendre service aux personnes qui me liraient en creusant le sujet pour en explorer les tenants et les aboutissants. Donc oui, c’était une manière de dresser un bilan pour (…). L’interview est à lire dans son intégralité en cliquant ici (ou sur lesoir.be). Dans son ouvrage « Soigner sa peau » paru aux éditions La Découverte, la journaliste et essayiste suisse passe au peigne fin notre rapport à notre peau – et le sien au passage. Un livre sans filtre précieusement documenté qui questionne, interpelle et révèle toutes les facettes de l’univers des cosmétiques. Par Audrey Morard Le 30/10/2026 à 17:39

IndependentLe SoirOct 30, 07:09 PM
Mona Chollet : « La pratique des cosmétiques est un refuge contre la violence du monde »

Mona Chollet : « La pratique des cosmétiques est un refuge contre la violence du monde » La journaliste et essayiste Mona Chollet explore l’univers des cosmétiques dans son livre « Soigner sa peau ». - Claire Delfino. Presque quinze ans après Beauté Fatale, Mona Chollet sort Soigner sa peau. L’autrice est transparente et ne cache rien de son obsession pour les cosmétiques. De la K-Beauty, au botox, en passant par les crèmes dites « miraculeuses », la journaliste et essayiste décrypte et décortique la fabrication de cette fascination pour les soins et la peau, tout en mettant en lumière leurs contradictions et la naissance d’une nouvelle injonction : celle de la peau parfaite. Et ce, dès le plus jeune âge. Rencontre. Les cosmétiques sont au cœur de votre ouvrage. Vous souvenez-vous d’un produit, d’une image ou d’une odeur qui vous a fait rentrer dans cet univers ? Vers mes 15 ou 16 ans, je me souviens avoir demandé à ma mère une crème de parfumerie. Elle s’était rendue au comptoir d’un grand magasin. La vendeuse s’était indignée et lui avait dit : « Ce n’est pas du tout de son âge, c’est pour les femmes beaucoup plus âgées. » C’est drôle, car j’ai confronté les vendeuses au problème qu’elles rencontrent aujourd’hui, notamment chez Sephora, où elles voient arriver des enfants ou des pré-ados qui demandent des crèmes qui ne sont pas du tout adaptées à leur peau. Cette vendeuse de l’époque avait complètement raison. Que cherchiez-vous alors ? Je cherchais une vie, une identité d’adulte. Je m’ennuyais en tant qu’ado. Il y avait une sorte d’impatience. Je pense que c’était un rêve de transformation, mais c’est ce que transmettent les cosmétiques : en appliquant un produit, quelque chose de magique va se produire. Comme une métamorphose. Je pensais très naïvement que ça allait être le cas… Vous parlez beaucoup de vous dans ce livre. Etait-ce une manière de faire le point sur votre rapport aux cosmétiques et à votre peau ? Les cosmétiques m’ont accompagnée une grande partie de ma vie. Mais là, je me suis aperçue que cela devenait très envahissant, très obsessionnel et très compulsif. Je constatais que c’était aussi le cas autour de moi. Comme à chaque fois, j’ai voulu me rendre service, et je l’espère, rendre service aux personnes qui me liraient en creusant le sujet pour en explorer les tenants et les aboutissants. Donc oui, c’était une manière de dresser un bilan pour comprendre les ressorts de cette fascination que j’éprouve. Vous expliquez qu’écrire sur les cosmétiques a été un refuge pour vous. En quoi cela vous a fait du bien ? Je pense que la pratique des cosmétiques est un refuge contre la violence du monde. C’est l’une des raisons pour lesquelles autant de personnes sont obsédées par les routines cosmétiques en ce moment. C’est doux, ça nous fait du bien, ça sent bon… Il y a un côté sensoriel et réconfortant. Ecrire sur ce sujet a été comme une fuite en quelque sorte. Mona Chollet décortique notre rapport aux cosmétiques, et notre obsession, dans son ouvrage « Soigner sa peau ». - Claire Delfino Vous écrivez que ce livre vous a autorisé à assumer votre intérêt pour les cosmétiques. Y avait-il une forme de honte ? Oui, un petit peu je crois. Mais très vite, j’ai trouvé cela injuste. On autorise aux intellectuels hommes qui parlent de sujets sérieux certaines petites faiblesses. S’ils avouent aimer le foot ou d’autres choses, tout le monde trouvera cela plutôt touchant. Ça les humanise, etc. Quand c’est une intello, on la range tout de suite dans une catégorie de femmes écervelées, narcissiques… Il y a toute une imagerie qui n’est pas flatteuse. J’en ai eu marre. Je me suis dit que ça n’a rien à voir et que cela ne dit rien de nous. J’ai eu envie de l’assumer en me disant que ça pourrait aussi décomplexer d’autres femmes. Ce qui est frappant, c’est de constater tous les paradoxes qu’il y a dans l’univers des cosmétiques : compulsion vs sobriété, frustration vs satisfaction, etc. Comment expliquez-vous ces contradictions ? Les cosmétiques sont un domaine dont le capitalisme s’est entièrement emparé et qui lui donne ce côté excessif. Les paradoxes viennent vraiment de la contradiction entre les besoins du capitalisme et les besoins de notre peau qui sont aux antipodes. Il faut vendre, toujours renouveler les tentations, alors qu’en réalité la peau a besoin de régularité et de sobriété. On se rend compte qu’il est très facile de rentrer dans l’univers des cosmétiques. En sortir est beaucoup plus complexe… Oui ! Je me rends compte que je suis moi-même tombée là-dedans lorsque j’étais adolescente. Quand je vois des marques qui essaient aujourd’hui de séduire le public adolescent, je me dis que c’est vraiment très malin. Car une fois qu’on est mordu, on garde cette habitude et cet intérêt toute sa vie. Quarante ans plus tard, j’y suis toujours ! (rires). Mais cela invite les parents et les ados eux-mêmes à être assez vigilants et à essayer de ne pas tomber dans cette dépendance. Parce qu’on peut clairement employer le terme de dépendance. Couverture de Soigner sa peau de Mona Chollet. - D.R. Des marques sont aujourd’hui de vraies références pour la jeune génération comme Rhode, la marque d’Hailey Bieber et Kylie Cosmetics signée Kylie Jenner. Ces entrepreneuses arrivent avec de nouveaux produits, un packaging attrayant, des publicités léchées. Qu’est-ce que cela vous inspire ? Mon fil Instagram est rempli de publications Rhode (rires). Il y a vraiment une espèce de folie autour de cette marque. Elle me frappe car le packaging et la peau que les produits permettent d’obtenir sont très semblables. Cela vient nourrir ma théorie de la peau en plastique que j’explique dans le livre. Le packaging est très lisse et souvent mis en scène à côté du visage, comme cette petite coque imaginée par la marque où l’on peut glisser un gloss Rhode. Je trouve cela assez fascinant. Mais ces produits sont faits pour être exhibés, pour montrer qu’on est cool et qu’on maîtrise les codes. Les soins de la peau ont quitté la sphère de l’intime pour entrer dans la sphère publique. Ils s’apparentent aujourd’hui à une expérience que l’on partage, comme en témoignent les routines beauté filmées face caméra. Ce moment intime de la préparation qui devient partagé et filmé est étrange. C’est une manière d’afficher un statut en montrant qu’on sait exactement quoi s’appliquer, comment, dans quel ordre, avec quelle marque… Cela devient aussi un mode de distinction chez les ados et chez les femmes en général. C’est très valorisant de faire une vidéo où, en plus, l’effet avant-après est toujours assez spectaculaire et très photogénique, donc particulièrement adapté aux réseaux sociaux. Quand on lit votre ouvrage, un autre constat frappe : on ne veut pas voir les femmes vieillir… Oui, c’est vrai. Il y a toujours eu l’idée que la vieillesse est un peu obscène, en particulier celle des femmes. J’avais déjà évoqué ce sujet dans Sorcières en parlant de cette haine ancestrale de la vieillesse des femmes et tout ce que cela implique. On traduit cela en termes esthétiques en disant qu’une femme qui vieillit, c’est moche etc. Mais il y a en réalité un jugement moral. Ce qu’on déteste, c’est l’idée que les femmes deviennent des personnes indépendantes qui vivent pour elles-mêmes et pas pour rendre mille services ou pour être agréables à regarder selon des critères très conventionnels. L’écriture de ce livre a-t-elle changé votre rapport aux cosmétiques et à votre peau ? Oui, un peu. J’en achète toujours beaucoup, j’y prends toujours du plaisir, mais cet ouvrage m’a permis d’y voir plus clair. Je pense que je me suis beaucoup abîmé la peau en écoutant des discours mentionnant qu’il fallait faire un double nettoyage, un gommage… Je me suis rendu compte que la peau est un milieu fragile qu’il ne faut pas trop perturber. Je suis devenue plus prudente. Dans son ouvrage « Soigner sa peau » paru aux éditions La Découverte, la journaliste et essayiste suisse passe au peigne fin notre rapport à notre peau – et le sien au passage. Un livre sans filtre précieusement documenté qui questionne, interpelle et révèle toutes les facettes de l’univers des cosmétiques. Par Audrey Morard Le 30/10/2026 à 16:07