U.S.-China Trade Talks and Strategic Dialogue Amid Economic and Diplomatic Tensions
Donald Trump and Xi Jinping meet in Washington, D.C., from September 23 to 25, 2026, to preserve the fragile trade truce established in October 2025. The summit follows a May 2026 summit in Beijing where China emphasized 'strategic stability.' Both nations seek to avoid economic disruption ahead of the November 2026 midterm elections.
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Ce que Pékin attend de Washington Lors de la précédente rencontre, à Pékin en mai, entre les deux chefs d’Etat, la Chine avait posé le cadre de la relation sino-américaine : celui d’« une stabilité stratégique constructive ». - AFP. Correspondant à Pékin La rencontre, dimanche 20 septembre entre les deux délégations – menée côté chinois par le vice-premier ministre et ami proche de Xi Jinping, He Lifeng –, n’a pas encore permis d’avancer sur la question de la trêve commerciale, mais Zhou Bo, professeur de relations internationales et chercheur au Centre de recherche sur la stratégie et la sécurité de l’Université Tsinghua à Pékin, est confiant : « Les Etats-Unis dépendent davantage de la Chine que la Chine ne dépend des Etats-Unis pour les biens nécessaires à la vie quotidienne. La trêve devrait donc être préservée, même si Trump pourrait ne pas vouloir faire de concessions avant les élections de mi-mandat. » On sait néanmoins qu’un « mécanisme de dialogue » autour de l’intelligence artificielle, secteur dans lequel les deux puissances sont fortement investies, va être mis en place. Des hauts fonctionnaires chinois et américains vont se rencontrer dans deux mois à Shenzhen, épicentre de la robotique humanoïde chinoise, pour discuter des dangers potentiels liés à l’IA et bâtir des canaux de communication. À lire aussi Points de friction : sous la pression de Pékin, le détroit de Taïwan, concentré d’enjeux majeurs, à la fois commerciaux et militaro-politiques « Mais l’IA évolue si vite qu’il est difficile d’évaluer les menaces existentielles qu’elle représente. Il est parfois nécessaire de rencontrer des problèmes pour collaborer et prendre des décisions. Mais cela implique aussi de révéler certains secrets industriels. Les Etats-Unis sont-ils vraiment prêts à cela ? », s’interroge Zhou Bo, également ancien colonel de l’armée chinoise. Le 14 septembre, Washington a confirmé disposer d’« armes de contrôle spatial » en orbite, laissant la Chine circonspecte. Le sujet pourrait donc figurer au menu du sommet. « Peu de gens s’intéressent à l’espace, or il va y avoir des questions importantes à régler concernant sa militarisation. L’absence d’armes dans l’espace est une revendication que la Chine et la Russie formulent depuis 20 ans. » Une relation stable pour éviter l’escalade Lors de la précédente rencontre, à Pékin en mai, entre les deux chefs d’Etat, la Chine avait posé le cadre de la relation sino-américaine : celui d’« une stabilité stratégique constructive », soit une relation suffisamment stable pour éviter l’escalade et qui permet aux deux puissances de défendre leurs intérêts. La Chine dispose toujours du levier des terres rares raffinées qu’elle vend désormais au monde à travers des « licences d’exportation » distillées au compte-gouttes et moyennant des questions extrêmement précises sur la chaîne de valeur de chacun de ses clients industriels. En face, les Etats-Unis disposent encore d’un puissant levier sur l’export de semi-conducteurs Nvidia et continuent d’empêcher l’accès aux machines de gravure de puces les plus avancées. Mais pour combien de temps ? La souveraineté chinoise en la matière n’a jamais été aussi proche. Le fleuron national Huawei vient d’annoncer pouvoir contourner la contrainte de ces puces toujours plus fines en s’appuyant sur le principe de l’empilement des unités des composants. À lire aussi Face à Trump, Xi Jinping met en garde à propos de Taïwan et impose une « stabilité stratégique » Derrière cette bataille de leviers se joue aussi l’un des problèmes économiques les plus pressants de la Chine : ses usines produisent beaucoup (+5,2 % sur un an en août), mais sa population ne consomme pas assez (+0,4 % sur la même période). Les prêts aux ménages, crédits immobiliers compris, se contractent fortement. Au quotidien, les Chinois se plaignent de salaires en baisse, de primes supprimées. Pékin doit donc préserver ses débouchés extérieurs, notamment américains, pour continuer d’écouler sa production, en particulier ses voitures électriques, ses robots industriels et autres produits à haute valeur ajoutée. Pour la presse officielle chinoise, la détente ne se résume pas seulement aux échanges commerciaux : « Elle passe aussi par les échanges humains approfondis entre les peuples chinois et américain », selon le Quotidien du Peuple, des échanges largement taris depuis la pandémie. Les étudiants américains en Chine étaient près de 12.000 en 2019 contre à peine 1.200 l’an dernier, les Etats-Unis ayant fermé la majorité de ses programmes d’échanges, laissant craindre à terme une pénurie d’experts pour comprendre la deuxième puissance mondiale. En face, 266.000 étudiants chinois évoluent actuellement dans les campus américains. À lire aussi Les racines de Xi Jinping, celui qui a tenu tête à Trump La Chine ne mise pas sur des avancées concrètes lors de cette nouvelle rencontre entre son président et Donald Trump, du 23 au 25 septembre, à Washington. Confrontée à une économie ralentie, elle espère au moins que la trêve commerciale, décidée en octobre 2025, pourra se prolonger. Par Jordan Pouille Le 22/09/2026 à 18:41
Ce que Washington attend de Pékin Pour le milliardaire new-yorkais, la priorité apparaît limpide : préserver l’équilibre précaire esquissé en octobre dernier à Busan (Corée du Sud), où un terrain d’entente avait été trouvé pour instaurer une fragile trêve commerciale. - AFP. Correspondant à Washington Face à la froideur de son homologue chinois, Xi Jinping, Donald Trump affiche une posture plus affable. Pourtant, en juillet encore, le tribun Maga, dans une allocution à la nation aux relents conspirationnistes, accusait Pékin d’avoir cherché à peser sur l’élection présidentielle de 2020. Ce mercredi, le leader communiste arrive à Washington pour une visite officielle de trois jours, ouvrant une séquence de premier plan pour le locataire de la Maison-Blanche. Rivale économique, la Chine figure parmi les principales cibles d’une guerre douanière loin d’avoir atteint l’objectif escompté. « Malgré sa rhétorique tonitruante, le président Trump reconnaît que la Chine est désormais bien plus à même d’absorber et de contrer la pression de Washington qu’elle ne l’était durant son premier mandat », estime Ali Wyne, spécialiste des relations sino-américaines à l’International Crisis Group. Dans ce bras de fer commercial, l’empire du Milieu a également démontré sa capacité à perturber rapidement, par des restrictions ciblées, plusieurs secteurs de l’économie américaine, de l’automobile à l’agriculture. A cela s’ajoute la dépendance des Etats-Unis à certaines exportations chinoises, notamment les terres rares, essentielles à la production d’une partie de leur arsenal militaire de pointe. À lire aussi Aux Etats-Unis, les droits de douane n’ont pas atteint les objectifs escomptés Un partenaire international clé Un aspect difficile à balayer d’un revers de main, même pour Donald Trump, à l’heure où les pénuries de munitions rendent difficile la poursuite de la guerre en Iran et exposent les boys de l’Oncle Sam, déployés au Moyen-Orient. Principale partenaire économique de la République islamique, la Chine demeure le premier acheteur de l’or noir iranien, écoulé par des canaux clandestins en raison des séries de sanctions occidentales. « Chaque fois qu’on interroge le président sur le soutien que la Chine apporte à l’Iran, il répond généralement de l’une de ces deux manières : soit il en relativise la portée, soit il détourne la question en faisant valoir que, de leur côté, les Etats-Unis soutiennent l’Ukraine », souligne Ali Wyne. Une relative clémence, révélatrice du poids diplomatique du géant asiatique, l’un des rares acteurs à entretenir des relations avec le régime des mollahs. À lire aussi A la convention des Républicains, Donald Trump veut faire des midterms un référendum sur sa présidence Aux considérations internationales s’ajoute un contexte électoral marqué par la tenue, en novembre prochain, des élections de mi-mandat. Dans un scrutin où les Républicains sont susceptibles de perdre le contrôle du Congrès et où la question du coût de la vie demeure centrale, le camp présidentiel se garde d’une nouvelle rupture économique. « Les objectifs affichés de (Donald) Trump à l’égard de Xi (Jinping) sont essentiellement transactionnels. Son message récurrent auprès des électeurs américains est qu’il entretient une relation particulièrement solide avec Xi (Jinping) et qu’il peut s’appuyer sur cette relation pour éviter la guerre et, à la place, obtenir des avantages économiques », décrypte Ryan Hass, chercheur et directeur du John L. Thornton China Center de la Brookings Institution, dans une note publiée le 9 septembre. « Préserver l’équilibre précaire » A ce stade, peu d’attentes semblent entourer cette nouvelle rencontre. Certes, la question de l’intelligence artificielle, revenue au cœur des préoccupations ces dernières semaines, devrait animer les échanges, tant les Etats-Unis que la Chine restent à la pointe dans ce domaine. Pour le milliardaire new-yorkais, la priorité apparaît toutefois limpide : préserver l’équilibre précaire esquissé en octobre dernier à Busan (Corée du Sud), où un terrain d’entente avait été trouvé pour instaurer une fragile trêve commerciale. À lire aussi Rencontre Donald Trump-Xi Jinping : l’amorce d’une trêve commerciale Donald Trump devrait éviter la confrontation avec son rival chinois, attendu à Washington ce mercredi. Malgré ses coups de semonce contre Pékin, le président américain doit composer avec un partenaire au poids diplomatique et économique incontournable. Par Bertrand Morain Le 22/09/2026 à 18:41